N° 229 - ÉQUIPE MY WAY POINTS

- GABARI
- Harite
- MAR
- 01/01/1979
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| MODÈLE |
MARQUE |
| WR 450 |
YAMAHA |
Harite Gabari : « L’avantage du terrain »
Harite Gabari sait bien que sa première participation au Dakar a « valeur de symbole », comme celle de tous les autres coureurs africains de l’édition 2008. « Nous sommes trois participants marocains, c’est sûr, ça fait parler tout le monde, ça change beaucoup de choses, en particulier pour les sponsors. Et ça va pousser la fédération ». Mais cet organisateur de raids motos, qui a quitté les chantiers navals il y a trois ans pour vivre de sa passion, n’a pas vraiment le temps de théoriser sur tout cela. Il n’a que sa performance en tête. « Cela fait trois ans que je ne pense qu’à cette course ».
Harite fait partie d’une des seules « familles de motards » du Maroc. « La moto, c’est de père en fils chez nous. Mon père s’était lié d’amitié avec les premiers Français arrivés à Agadir. Comme ils faisaient de la moto, lui aussi s’y est mis. On vivait au milieu des pièces détachées et on regardait les Paris-Alger-Dakar en vidéo. Pendant les Dakar, je m’approchais des bivouacs pour tout regarder ». C’est sans doute de cet environnement propice que viennent les paroles de sagesse d’Harite, qui parle du Dakar comme s’il en avait déjà fait plusieurs : « C’est une course où il faut rouler avec sa tête, à 60% de ses capacités. Il faut s’économiser, être prudent. Et surtout ne pas improviser, ne pas arriver le soir sans savoir les travaux à faire sur sa moto ». Car Harite, pour raisons budgétaires, part sans assistance. Il n’est pas inquiet : « Connaître le terrain, ça va me donner un petit avantage. Pour les dunes, je me suis entraîné à Essaouira. Avec le vent, les dunes changent tout le temps. Je suis prêt ». L’enfant du pays ne veut que « rallier Dakar », mais il n’est pas là pour faire de la figuration.