Une restauration XXL pour le plus grand rallye raid du monde
Chaque jour, au-delà là- des routes et des pistes du Dakar, la Sodexo accumule les prouesses logistiques pour servir plus de 3.000 repas par jour sur le bivouac. Un exploit réalisé dans la simplicité et la bonne humeur.
Sergio Vergara est un précurseur. C'est le nom de code de ce colosse sur lequel repose une partie de l'exploit quotidien de la Sodexo: nourrir, trois fois par jour, tout un bivouac. Chaque jour, sur le coup de 11h00 il part vers le campement suivant, caler la restauration à venir. Accompagné de 5 autres membres de la société de restauration collective il vérifie que l'installation se fait correctement. Veille que les dernières commandes sont bien arrivées. Il trouve sur place deux des six camions qui se relayent, d'étape en étape. Á l'intérieur, les éléments pour cuisiner froid et chaud. Également sous ses yeux, alors, l'immense tente en U du catering déjà montée : « L'an dernier à San Juan un vent très fort avait cassé la structure. On avait eu moins de 24 heures pour tout remonter » se rappelle Sergio qui travaille quasiment toute l'année sur la mise en place du dispositif Dakar.
Pendant ce temps sur le bivouac de l'étape du jour l'activité est frénétique. Mario Mergara, Chilien de Santiago, attaque sa journée. De 10h00 à 22h00 il installe puis s'occupe à servir, à partir de 15h00 chaque jour et cejusqu'à 22h00, les pates que les concurrents plébiscitent. Si l'élaboration des menus fait évidemment partie du travail en amont il y a même des dégustations qui sont réalisées avant que le contrat liant le restaurateur à ASO soit validé. Fernando Mendihalarzu est le chef de projet Sodexo sur le Dakar. Il dirige l'ensemble de la restauration depuis l'arrivée de l'épreuve sur le contient Sud-Américain. Son défi ? Coordonner chaque jour 66 personnes des équipes Sodexo venant des pays parcourus et une vingtaine de prestataires locaux. Pour un enjeu de taille : livrer tous les jours 1.000 à 1.100 repas de midi et passer, le soir, à 2.500 repas. Sans oublier les quelque 2.200 petits déjeuners. Avec des chiffres qui affolent les compteurs. Un Dakar ce sont, par exemple, 120.000 litres d'eau, 6 tonnes de pain ou encore 1.000 tonnes de viande quand un asado est programmé.
Une performance qui passe, pour Fernando, par «la capacité de la logistique à arriver à temps. Mais tout cela se prépare dès la fin du précédent Dakar. Je travaille toute l'année pour régler au mieux les 15 jours de la course. » Forte de l'expérience d'un service prêté aussi sur les sites miniers du pays où il s'agit d'offrir une restauration à des milliers d'employés, Sodexo répond aux défis quotidiens d'une épreuve internationale itinérante. E n s'appuyant aussi sur l'enthousiasme de ses équipes. Mariane, 34 ans, en est à son 4ème Dakar. « J'aime bien être confrontée aux différences de culture » dit-elle tant dit qu'Andrea, chilienne de 35 ans, apprécie de sortir de son quotidien. Tout comme Jessica, une versaillaise de 22 ans étudiante à Buenos Aires. Fernando, lui, apprécie tout particulièrement quand son bivouac vibre de l'ambiance du partage : « L'an dernier un pilote m'a demandé de passer derrière les comptoirs pour servir lui-même. Il l'a fait durant au moins 20 minutes. C'était très vivant. »

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