

19/01/2012
Le Prix Emilie Poucan de la photo a été décerné cette année au photographe de l'agence espagnole EFE, Cesar De Luca.
Attachée de presse du Dakar durant plusieurs années, Emilie, trop tôt disparue, avait initié lors de l'édition 2010 un concours ouvert à tous les photographes accrédités, afin de récompenser le meilleur cliché saisi sur la course ou en coulisses. Ce prix porte désormais son nom.
28/12/2011
Durant les deux semaines de course , les yeux seront braqués sur les 4x4 du Team X-Raid, et notamment la Mini confiée à Stéphane Peterhansel. Mais sur le Dakar, nul n'est à l'abri des déconvenues mécaniques ou des fautes de pilotage. Et les prétendants seront nombreux à guetter la moindre faille, à commencer par les anciens vainqueurs Nasser Al Attiyah (Hummer) et Giniel De Villiers (Toyota).
L'homme des records, sur le Dakar, c'est Stéphane Peterhansel. Avec 9 titres conquis tout au long de ses carrières moto et auto, il trône au sommet du palmarès et se distingue comme le plus complet des pilotes du rallye grâce aux qualités et à l'expérience acquises depuis sa première participation à l'épreuve, en 1988. Mais depuis la fin de l'ère Mitsubishi, l'association avec son fidèle copilote Jean-Paul Cottret a subi la loi de ses rivaux de Volkswagen. Le retrait de la firme allemande place maintenant le Français dans une position idéale pour partir à la conquête d'un 10ème titre. Au volant d'une Mini qui a fait un apprentissage douloureux du Dakar entre les mains de Guerlain Chicherit l'an dernier, « Peter » assume le rôle de favori de la course, tout en prévenant que « nous ne devons surtout pas croire que nous avons course gagnée ». Les pronostics établis de toutes parts donnent largement la faveur à l'armada X-Raid, qui aligne 5 Mini, dont celles de Krzysztof Holowczyc, vainqueur du Silk Way 2011, et de Nani Roma, 3ème du Dakar 2006. Mais sur les 8300 km de pistes et de dunes qui les attendent, ils devront faire face à une concurrence qui s'est réorganisée dans les écuries rivales.
Malgré son engagement tardif, Nasser Al Attiyah n'a en aucun cas révisé ses ambitions, après avoir dompté l'épreuve l'an dernier. La recrue de prestige du team Gordon pilotera un Hummer H3, qui a déjà décroché une place sur le podium en 2009. Mais le Qatarien, dont le pilotage s'est affiné avec les années, pourrait l'emmener encore plus haut que le fougueux Californien. A l'heure des comptes à Lima, un autre ancien vainqueur, Giniel De Villiers aura peut-être les moyens de rafler la mise. Le Sud-Africain porte le projet de Toyota, qui s'engage avec la volonté de hisser sur le podium un pick-up Hilux, dont un deuxième exemplaire est confié au porte-drapeau argentin, Orlando Terranova.
Au regard de la densité constatée parmi les véhicules de pointe, les places dans le Top 10, et a fortiori dans le Top 5, seront extrêmement chères cette année. En dehors des Mini, X-Raid engage également trois BMW X3 (Garafulic, Mironenko, Schott), qui devraient par exemple batailler avec Christian Lavieille (8ème en 2011), au volant du tout nouveau Proto 011 Dessoude. La Great Wall de Carlos Sousa, de retour après une impasse d'un an (6ème en 2010) pourrait également être de la partie, comme les Mitsubishi Lancer du Team Riwald, et notamment celle de Bernhard Ten Brinke, récent vainqueur du rallye Maroc.
26/12/2011
Les voitures engagées sur le Dakar embarquent pour l'essentiel un équipage composé d'un pilote et d'un copilote. Mais une poignée d'aventuriers partent seuls pour le grand défi. Ils sont peut-être les pionniers d'une autre façon de vivre le rallye raid…
Ils veulent affronter le désert en solitaire, mais ont renoncé à la moto ou au quad. Une petite dizaine de pilotes a choisi de se faire une place dans la catégorie auto, en se passant de l'aide en navigation et de la conversation d'un passager sur le siège de droite. Cette vision absolue du rendez-vous fixé avec soi-même est par exemple celle de l'Italien Eduardo Mossi, ou de l'Espagnol Ignacio Corcuera, qui dispute son premier Dakar mais expérimente déjà cette façon de voyager lors de raids improvisés : « lorsque j'ai participé au rallye des Pharaons par exemple, j'ai commencé par rouler seul de Bilbao jusqu'en Egypte, puis je suis revenu par mes propres moyens chez moi ».
Dans un style tout à fait différent, la ligne de départ du rallye accueille des véhicules d'un genre nouveau, les buggys monoplaces, conçus avec des structures minimalistes, et qui bénéficient d'un rapport poids-puissance particulièrement favorable. Les premiers véhicules sont apparus il y a quelques années, et ont beaucoup payé leurs défauts de jeunesse par des abandons prématurés. Mais Tim Coronel, le meilleur ambassadeur de cette sous-catégorie, reste pour l'instant sur un sans-faute avec le buggy McRae, avec lequel il a décroché la 36ème place l'année dernière. « Et cette année je vise le Top 20 », prévient le Néerlandais. La concurrence pourrait venir de l'ancien pilote de moto GP Jurgen Van den Goorbergh, au volant d'un buggy rival qui affiche les mêmes objectifs : « Si nous n'avons pas trop de problèmes, le potentiel de la voiture c'est de se classer dans le Top 20 ». Un peu moins ambitieux en termes de classement, le team Xtreme Plus propose quant à lui de développer dans le futur un buggy peu couteux, capable de séduire les motards désireux de passer à l'auto dans un véhicule aussi accessible que fiable. Willy Alcaraz, qui cumule près de 20 participations au Dakar, s'est vu confier la mission d'emmener jusqu'à Lima le RZR 900 de Polaris pour taper dans l'œil des solitaires en puissance.
23/12/2011
Arrivé il y a quelques jours à Delta Dock, dans la province de Buenos Aires, le Sao Paolo a été délesté des 680 véhicules qui avaient embarqué au Havre. Hier, les motos, quads, autos et camions qui participeront au rallye ont été officiellement accueillis en Argentine par le Ministre du Tourisme, Enrique Meyer, et par le coordinateur du rallye dans le pays, Leonardo Boto.
Ils ont commencé par trois semaines en mer. Avant d'affronter les pistes, les routes et les déserts sud-américains, les véhicules européens participant au rallye ont traversé l'Atlantique dans les entrailles d'un cargo. Hormis l'équipage habituel du Sao Paulo, deux collaborateurs du Dakar ont participé à la croisière pour pouvoir garder un œil sur la précieuse cargaison. A leur arrivée, ils ont été accueillis par les dockers argentins, aidés par une dizaine d'équipiers du rallye pour décharger les véhicules. Les manœuvres ont occupé cette belle troupe pendant près de neuf heures, jusqu'à ce que tous les véhicules soient entreposés dans un parc fermé. Les premiers à en sortir seront les 4x4 et les camions de l'organisation, dont certains iront rapidement se positionner en ouverture du rallye.
Les pilotes et copilotes sont quant à eux attendus à partir du 27 décembre au matin. Entre temps, leurs véhicules ont déjà reçu la visite du Ministre du Tourisme, Enrique Meyer, qui a déclaré que « le Dakar 2012 contribuera à diffuser nos paysages dans le monde, et accompagnera le développement touristique et économique de plusieurs régions du pays ». Leonardo Boto se réjouissait quant à lui de voir le rallye prendre forme : « accueillir ces véhicules de compétition impressionnants, cela représente aussi une prouesse logistique de taille. Nous nous attendons à ce que cette 4ème édition suscite un engouement tout aussi important que la première. En ce moment, nous réalisons qu'après toute une année de travail, cela commence à vraiment sentir le Dakar ! »
22/12/2011
4 : le nombre de titres à conquérir sur le Dakar, dans les catégories moto, quad, auto et camion
9 : le record de victoires sur l'épreuve, détenu par Stéphane Peterhansel avec 6 titres à moto et 3 en auto. Vladimir Chagin détient quant à lui le record de victoires dans une seule catégorie, avec 7 succès en camion.
14 : le nombre de jours de course du Dakar 2012. Des spéciales chronométrés seront disputées sur chacune des étapes, du 1er au 15 janvier.
27 : le nombre de pays visités par le Dakar depuis sa création, le Pérou faisant son entrée dans le club cette année
20, 3, 5 : en années, en mois et en jours, l'âge du plus jeune pilote du rallye, l'Argentin Lucas Bonetto, engagé en quad
50 : le nombre de nationalités représentées sur le rallye
71, 3, 19 : en années, en mois et en jours, l'âge du pilote le plus âgé du rallye, Francisco Claudio Regunaschi, engagé en auto
133 : le nombre de concurrents français engagés en course, soit la première nationalité, avec 18 % du total
190 : le nombre de pays où seront diffusées les images du Dakar, par l'intermédiaire de 70 diffuseurs TV
210 : le nombre de véhicules de l'organisation utilisés quotidiennement sur le rallye (40 voitures, 11 hélicoptères, 12 avions, 55 camions, 5 bus, etc.)
260 : le nombre de journalistes qui suivent le rallye dans son intégralité, pour 1800 accrédités au total dans la famille média (techniciens, consultants, occasionnels, etc.)
450 : en centimètres cube, la cylindrée maximale admise pour les moteurs des motos inscrites sur le rallye. La limite est pour la première fois imposée à l'ensemble des concurrents
742 : le nombre de concurrents engagés en course pilotes, copilotes et mécaniciens
980 : le nombre de concurrents engagés en assistance
1 200 : en cumulé, le nombre d'heures de diffusion estimées des images du Dakar sur les chaines de télévision du monde entier (base 2011)
1978 : le 26 décembre de cette année, a été donné le départ de la 1ère édition, millésimée 1979
8 373 : le nombre de kilomètres à parcourir entre Mar del Plata et Lima, avec 4406 kilomètres de spéciale pour les motos (autos, 4191km)
15 500 : le nombre de tonnes équivalent carbone compensées par le Dakar dans le cadre du projet de lutte contre la déforestation Madre de Dios, à hauteur de 200000 US$
302 703 : le nombre de fans qui suivent la page Facebook officielle du Dakar, à quelques jours du départ de la course
510 000 : en dollars, la subvention du Dakar consacrée en 4 ans à la fondation Un Techo Para mi Pais, qui construit des logements d'urgence sur le continent sud-américain
710 000 : en euros, la somme consacrée aux projets d'Actions Dakar en 7 ans, pour le développement de bonnes pratiques environnementales dans l'est du Sénégal
5 millions : le nombre de spectateurs recensés pour le départ, l'arrivée et sur le passage du Dakar en 2011, en Argentine et au Chili
73,5 millions : le nombre de pages vues sur le site internet www.dakar.com pendant l'édition 2011 du rallye
280 millions : en dollars, les retombées économiques directes et indirectes du Dakar en Argentine, estimées par une étude du gouvernement argentin en 2011
1 milliard : le nombre de téléspectateurs ayant vu des images du Dakar en 2011
21/12/2011
Au palmarès du Dakar, Cyril Despres et Marc Coma sont à égalité, avec trois victoires chacun. Mais rien ne dit que les deux champions se départageront en 2012 : les pilotes Aprilia, Yamaha, Husqvarna, Honda, ou même d'autres KTM pourraient leur passer devant sans le moindre complexe.
Le poids des années ne semble pas atteindre Cyril Despres et Marc Coma, vainqueurs alternativement des six dernières éditions du rallye. Il se peut qu'un nouveau duel se joue entre les deux ténors de la discipline, qui se présenteront au guidon d'une KTM 450 identique, avec les mêmes lieutenants que l'année dernière : Ruben Faria d'une part, Juan Pedrero de l'autre. Un apaisement des relations a pu être observé entre les deux favoris de la course, désormais engagés sous les mêmes couleurs et basés à l'ombre du même camion au bivouac. « On a mis de l'eau dans notre vin », raconte Despres, quand Coma précise que « la rivalité sportive n'a pas besoin de se vivre avec autant de tensions ». Si l'historique du rallye positionne les deux têtes d'affiche de KTM comme les prétendants les plus légitimes, leurs parcours de l'année laissent aussi entrevoir des failles qui pourraient bien être exploitées. Despres s'est imposé au rallye dos Sertoes, mais a connu un des rares abandons de sa carrière en Australie, pour sa dernière compétition. Coma, vainqueur quant à lui au rallye des Pharaons, en Sardaigne et à Dubaï, a subi des problèmes mécaniques qui l'ont relégué à la 10ème place du rallye du Maroc, l'ultime test avant la défense de son titre en Amérique du Sud.
Les contradicteurs attendus sont unanimement respectueux de la supériorité supposée de Despres et Coma, mais n'ont en aucun cas abdiqué. Hormis David Frétigné, qui avait programmé son retour sur le Dakar et renonce à s'aligner, sur l'avis des médecins qui le jugent insuffisamment remis d'une lourde chute subie sur le rallye dos Sertoes durant l'été. Le team Husqvarna aura toutefois fière allure, avec son remplaçant Jose-Manuel Pellicer, mais surtout avec Paulo Gonçalves, vainqueur de spéciale l'an dernier. La menace pourrait également venir du team Aprilia et en particulier de Francisco Lopez, qui a perdu dans la dernière étape de 2011 la place sur le podium qu'il avait déjà conquise en 2010. Rétabli depuis son accident sur le rallye de Tunisie, « Chaleco » s'est déjà distingué comme le maître de l'Atacama, et se verrait bien y faire la différence cette année.
La pression la plus constante sera peut-être exercée par Helder Rodrigues. Troisième l'année dernière, le Portugais est aussi le champion du monde de rallye raid au terme de la saison 2011 (vainqueur en Tunisie et au Maroc). Le team Yamaha s'est également enrichi d'une recrue de choix avec David Casteu, 2ème du Dakar en 2007 et 4ème en 2009, tandis qu'Olivier Pain compte lui aussi sur une version améliorée de la 450 YZF pour jouer les premiers rôles. La surprise pourrait enfin venir des jeunes venus sur le rallye, dont certains pourraient d'emblée batailler pour les honneurs du podium. C'est le cas de l'Américain Quinn Cody, 9ème l'année dernière pour sa première participation sur Honda, ou encore Felipe Zanol, qui n'a cessé de harceler Cyril Despres durant toute une semaine pour terminer en 2ème position du rallye dos Sertoes il y a quelques mois. Le Brésilien disputera son premier Dakar avec le même appétit.
15/12/2011
Avec Marcos en 2010 et Alejandro en 2011, la fratrie Patronelli a fait main basse sur la catégorie quad. Mais la concurrence n'a pas abdiqué face aux deux héros argentins, et le changement de réglementation sur la cylindrée des moteurs redonne de l'appétit à tous les prétendants.
Les contrariétés appartiennent au passé pour le clan Patronelli, qui avait abordé le Dakar 2011 avec un tenant du titre blessé à la cheville. Marcos avait d'ailleurs quitté la course après trois étapes, laissant le soin à son aîné de représenter la famille au plus haut niveau. Dans un style un peu moins dominateur mais tout aussi efficace, Alejandro rejoignait Buenos Aires sur la plus haute marche du podium. Si la gestion sur la durée a semblé exemplaire de la part du vainqueur, la position du duo est loin d'être assurée cette année, d'autant que les Patronelli seront privés du Yamaha 900cc qu'ils pilotaient l'année dernière. La limite a en effet été fixée à 750cc pour les quads deux roues motrices, une mesure visant à rapprocher les niveaux de puissance des véhicules.
C'est certainement leurs plus proches rivaux que les favoris devront surveiller avec attention. L'examen du tableau 2011 fait ressortir qu'à l'évidence, les Argentins sont les acteurs incontournables de la course : avec le concours de Sebastian Halpern, Tomas Maffei et Jorge Santamarina, 10 étapes au total ont été remportées par des pilotes argentins. Toutefois, les Européens comptent bien faire vaciller les Patronelli et autres. Le Tchèque Josef Machacek, par exemple, n'a pas d'autre objectif que d'ajouter un sixième titre à sa collection. Tandis que ses protégés polonais Lukas Laskawiek et Rafal Sonik, qui ont déjà goûté aux places d'honneur, pourraient se révéler comme des adversaires de premier rang pour les Patronelli. De même, Christophe Declerck, qui a échoué pour une cinquantaine de secondes au pied du podium l'année dernière, ne sera plus pénalisé par le déficit de puissance qu'il accusait alors au guidon de son Polaris.
09/12/2011
La constitution des derniers équipages engagés sur le Dakar réserve une belle surprise, avec le retour de Johnny Campbell, pour accompagner Robby Gordon...
A moins d'un mois du départ, les dernières incertitudes sont levées quant à la composition des équipages du Dakar 2012. Et décidément, la semaine est riche en annonces pour Robby Gordon. Après avoir enrôlé le duo Nasser Al Attiyah - Lucas Cruz dans son écurie, l'Américain s'adjoint les services de Johnny Campbell sur le siège de droite de son Hummer. L'ancien motard, qui a terminé 8ème de son unique Dakar en 2001 (et par ailleurs remporté 11 fois la Baja 1000 !), fera ses débuts de copilote sur l'épreuve, avec une fierté non dissimulée de monter dans une voiture capable d'aller jouer les premiers rôles : « J'ai toujours dit que je voulais revenir sur le Dakar pour le gagner quand l'opportunité se présenterait. Quand j'ai reçu le coup de téléphone de Robby, j'ai su que c'était le bon moment », commente l'ambitieux américain.
Une autre figure des sports mécaniques fera son apparition sur le Dakar pour l'édition 2012. Matt Lagrive, un habitué des circuits, avait programmé son plongeon dans le désert cette année. Mais son inscription était conditionnée à l'obtention de son permis de conduire. C'est chose faite depuis quelques jours pour le quadruple vainqueur du Bol d'Or, soulagé d'avoir passé cette première étape : « ma plus grosse angoisse, c'était bien sûr le code. Alors je me suis mis une pression énorme et j'ai bûché comme un dingue. Au final j'ai fait zéro faute ! ». C'était bien le niveau attendu pour un des ambassadeurs de la sécurité routière en France. Il lui reste maintenant à apprendre la lecture du road-book, le pilotage sur terrains rocailleux, le franchissement de dunes, etc.
08/12/2011
Le paysage dans la catégorie camion a été transformé par les départs en retraite de Chagin et de Kabirov, vainqueurs de neuf des onze dernières éditions. Si leurs contradicteurs habituels peuvent se réjouir de cette nouvelle donne, les pilotes Kamaz restent les favoris, avec une jeune garde prête à prendre la relève.
Il arrive que le temps s'emballe brutalement. Il y a moins d'un an, sur le podium de Buenos Aires, l'écurie Kamaz célébrait sa dixième victoire sur le Dakar, la septième pour Vladimir Chagin, record battu. Pour parfaire le tableau, quatre camions russes occupaient les quatre premières places du général, après avoir remporté 12 des 13 étapes au programme ! Quelques semaines plus tard, le Tsar annonçait sa retraite, choisissant de se consacrer à l'encadrement de l'équipe qui se tourne maintenant vers sa jeune génération. Entre temps, Firdaus Kabirov (vainqueur 2005-2009) s'est lui aussi retiré des cabines, laissant la responsabilité sur la piste aux deux jeunes pousses de Kamaz, Eduard Nikolaev et Ayrat Mardeev (junior), chargés d'aller perpétuer la domination des camions bleus sur le rallye.
« Sans les Kamaz, j'aurais été premier ! », note avec appétit Franz Echter, 5ème en 2011, et qui prend acte des bouleversements intervenus cette année dans la catégorie. Au volant de son Man, le pilote allemand se présente comme un prétendant légitime au titre, mais la liste s'est considérablement allongée. C'est peut-être l'année où la persévérance pourrait être récompensée du côté de Gerard De Rooy, après deux éditions où il n'a pu défendre ses chances. Son camion Iveco, au look tout droit sorti du Salaire de la peur, présente toutes les garanties pour titiller les Kamaz. Surtout, le team De Rooy s'est étoffé avec l'arrivée de deux pièces maitresses, que sont Hans Stacey, vainqueur du Dakar 2007, et Miki Biasion, double champion du monde de rallye et récent vainqueur du rallye du Maroc. L'armada hollando-italienne semble armée pour déjouer les plans de n'importe quelle écurie.
Mais jusqu'à présent, l'accroc le plus profond dans le parcours de Kamaz est à mettre à l'actif d'Ales Loprais. Sur le Dakar 2011, il a réalisé un premier objectif intermédiaire en remportant la spéciale d'Arica, mettant fin à une série de 24 étapes consécutives enlevées par le clan tatare. Et pendant le mois de juillet, c'est en Russie que l'héritier de Karel Loprais est allé gagner sa première grande course internationale. Le vainqueur du Silk Way entend bien transformer l'essai dans son camion Tatra : il lui faudra tenir la distance jusqu'à Lima, avec une pression constante exercée par ses rivaux.
06/12/2011
Le numéro de course 300, réservé au tenant du titre, sera bel et bien présent au départ du Dakar 2012. Il sera apposé sur un Hummer que Nasser Al Attiyah pilotera pour le compte du Team Robby Gordon, grâce à un projet porté par le Qatar.
« A partir de maintenant, tout le monde saura placer le Qatar sur la carte du monde », s'enthousiasmait Nasser Al Attiyah après avoir signé sa première victoire sur le Dakar, en janvier dernier à Buenos Aires. Parvenu à ses fins après avoir notamment bataillé plusieurs années avec Carlos Sainz, le « merveilleux fou roulant » faisait toutefois les frais des choix stratégiques de Volkswagen, qui le laissait sans volant en se retirant du rallye raid. Jamais à cours de projet ni d'énergie, Al Attiyah a une nouvelle fois rebondi avec vivacité pour se concocter un programme 2012 particulièrement actif, avec du WRC, les Jeux Olympiques de Londres en shooting, et surtout des débuts en fanfare sur le Dakar où il défendra son titre au volant d'un… Hummer !
Son nom a été annoncé ou murmuré dans toutes les écuries des prétendants, mais c'est finalement comme coéquipier de Robby Gordon qu'Al Attiyah prendra le départ du Dakar 2012. Et le Qatar n'a pas fini de gagner en notoriété puisque le Hummer H3 qui lui est préparé par le pilote californien sera entièrement sponsorisé aux couleurs de son pays. « J'étais presque malade de ne pas pouvoir faire le Dakar, et les choses se sont finalement débloquées. C'est formidable car c'est un nouveau challenge pour moi, et je suis très fier de pouvoir représenter le Qatar », se réjouit par avance Nasser, qui n'oublie pas que son objectif principal reste un doublé sur le Dakar, que seul Ari Vatanen a accompli au volant de deux véhicules différents (1990-1991 / Peugeot-Citroën). Jusqu'à présent, le Hummer présente comme meilleure référence une 3ème place sur le Dakar 2009, mais Gordon n'avait alors été devancé que par les Race Touareg de Giniel De Villiers et de Mark Miller. Avec un virtuose du calibre d'Al Attiyah, et un panorama totalement transformé parmi les favoris, tous les espoirs sont permis.

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