David Bensadoun : « C'est rassurant ! »
Pour leur premier Dakar, David Bensadoun et Patrick Beaulé ont vraiment débuté l'aventure avec les vérifications, et notamment le passage obligé aux ateliers GPS/Sentinel et Iritrack, destinés à rappeler les fonctionnalités des appareils embarqués. Une nouveauté pour les deux Canadiens : «Je ne connaissais pas l'Iritrack, mais ça montre bien l'importance que les organisateurs donnent à la sécurité, et pour des débutants comme nous, c'est très rassurant. On sait désormais que nous ne sommes jamais vraiment seuls, car il y a toujours quelqu'un auprès de qui on peut demander de l'aide via la phonie du système. Et c'est pareil avec le Sentinel : il y a peu de chances de voir débouler derrière nous une voiture plus rapide sans être prévenus, ce qui permet de rouler plus sereinement. Tout ça devrait nous permettre d'atteindre notre objectif : arriver à Lima dans le Top 5…, mais celui des concurrents les plus heureux. »
Luis Belaustegui : « Ma moto est la plus moche du plateau ! »
Après avoir disputé son premier Dakar l'an passé, l'Argentin Luis Belaustegui est de retour, pour cette fois rallier l'arrivée, mais toujours au guidon de sa KTM 150cc. Cette nouvelle tentative a commencé par une réception tardive de sa petite monture qui, du coup, sera aisément reconnaissable. « Je voulais faire peindre ma machine à Buenos Aires, mais comme elle est arrivée en retard, je n'ai pas eu le temps ! Alors, elle est multicolore, et c'est surement la moto la plus moche du peloton ! Enfin, l'essentiel est qu'elle fonctionne aussi bien que l'an passé, où seule une arrivée hors délais m'a arrêté, et encore juste parce que je suis un idiot et que je m'arrêtais trop souvent pour aider les autres. Alors, cette année, j'ai travaillé avec un psychologue pour ne plus me laisser attendrir... »
La nouvelle vie de Pedrega
Il fait partie des pilotes historiques du Dakar. Vainqueur de la catégorie quad en 2006, Juan Manuel Gonzalez ‘Pedrega' est une de ces figures qui contribuent à transmettre l'histoire de l'épreuve. Dorénavant c'est son expérience qu'il met au service d'une nouvelle équipe dans un rôle qu'il découvre, celui de Team manager. Trois quads sous sa responsabilité et une nouvelle aventure qui se conjugue avec un accent italiano-uruguayen. Luis Henderson, Mauro Almeida et Roberto Tonetti courent donc pour le Pedrega Rally Raid Team qui a été envisagé lors du dernier rallye de Sardaigne et qui a fini de se concrétiser après celui du Maroc. Une structure toute récente et en devenir : « Pour 2012 j'ai trois motards sud-américains qui vont faire le championnat du monde puis le Dakar ».
Mark McMillin : « Chaque jour est une nouvelle expérience ! »
Quintuple vainqueur de la Baja 1000, Mark McMillin est une référence du cross-country américain, mais un rookie sur le Dakar que l'Américain de 55 ans dispute pour la première fois. Une découverte qui commence dès les vérifications : « A la Baja, le bureau des vérifications est juste une grande table, et on les passe en 15 minutes, alors qu'ici c'est un autre monde, très impressionnant, mais heureusement très bien organisé ! Le Dakar commence ici, même s'il faut encore attendre avant de partir en course, et j'ai vraiment hâte ! Cela dit, je vais prendre les deux premiers jours pour observer comment tout fonctionne, et bien comprendre la course. De toute façon, le plan est de ménager voiture et pilote jusqu'à la journée de repos. Je pense que dans la catégorie Open, c'est celui qui aura le moins de soucis techniques qui gagnera, et pas forcément le plus rapide...»
Ma femme m'a dit : « C'est ta dernière chance ! »
Il traine son mètre 85 au milieu des vérifications, histoire de retrouver l'atmosphère du rallye et les discussions entre motards. Cependant Dimas Mattos nourrit un complexe : malgré 15 ans de rallyes raids, et presque tous finis, il n'a toujours pas bouclé un Dakar, qu'il a disputé en 2007 et 2009. Pire, à chaque fois, le Brésilien de 47 ans s'est blessé. Sa femme lui a donc interdit de repartir. Mais la passion permet de trouver les mots pour convaincre. « En 2007, je me suis blessé la veille de l'arrivée. Il m'a fallu une année de discussion pour convaincre ma femme de me laisser repartir en 2009. Là, je me suis cassé la jambe au bout de deux étapes, alors elle m'a dit ‘'le Dakar, c'est terminé pour toi !'' Cette fois, j'ai mis 2 ans à la convaincre. Mon rêve c'est finir cette course qui se refuse à moi ! J'ai réussi, et donc elle m'attend à la maison en priant que ce soit la dernière fois ! Mais la moto c'est ma vie… »

Le village Dakar surfe sur les animationsLe village Dakar surfe sur les animations
Durant les trois jours des vérifications techniques et administratives, les pilotes et équipages sont concentrés sur leurs impératifs, mais l'heure est aussi au divertissement pour les nombreux spectateurs et curieux qui se déplacent à Mar del Plata. Il y a le podium, où chaque concurrent passe et se présente avant de diriger son véhicule vers le parc fermé. Un classique de l'animation dans la ville départ que les spectateurs plébiscitent année après année et qui démarrera avec l'ouverture du village ce mercredi 29 décembre à 11h00 sur la base navale de la ville. Les estivants présents pourront ainsi approcher quelques-uns des pilotes de pointe de l'épreuve à l'occasion des séances de dédicaces programmées le 30 ainsi que le 31. Le favori de la course camion, Gerard De Rooy, les anciens vainqueurs Giniel De Villiers, Cyril Despres ou encore Hans Stacey répondront aux sollicitations du public. Les hôtesses des marques Total, Henkel, Fric Rot ou encore Edox distribueront des objets promotionnels et le speaker officiel conduira les animations et les divers concours proposés.

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