haut de page(Alt+h) aller à la navigation(Alt+n) aller au contenu(Alt+c)

Étape 8 - dimanche 10 janvier 2010 | Antofagasta > Copiapo

  • Liaison  96 km
  • Spéciale 472 km

Focus

Un Dakar très Live

Si plusieurs émissions sur le Dakar sont réalisées en direct du bivouac pour lancer des résumés de course ou interviewer les acteurs principaux du rallye bien après leurs exploits sur la piste, France Télévisions a cette année mis en place un direct sur les arrivées de spéciales, avec images d’hélicoptère et réactions à chaud.

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

« Antenne dans deux minutes ! » L’équipe de télévision installée sur la ligne d’arrivée de spéciale peaufine les derniers réglages. Le retour avec le bivouac de Copiapo, à 72 km de là, fonctionne bien. Les images envoyées via la station du CH arrivée sont reçues par la régie de production. France Télévisions a cette année mis les petits plats dans les grands en lançant, et c’est une première sur le Dakar, un vrai direct sur la course. « A l’époque, la Cinq avait mis en place un faux direct avec des images helico sur le Dakar, précise Florent Houzot, directeur adjoint du service des sports qui chapeaute le projet LIVE de France Télévisions sur le rallye. Après l’annulation du Dakar 2008, le fait d’aller en Amérique du sud a donné un nouveau souffle nécessaire au Dakar et nous permet de faire ce direct ».

Le dispositif est le suivant : une équipe au bivouac pour lancer l’émission de France 4 avec Gerard Holtz en chef d’orchestre, un journaliste, Jean-François Kerkaert dans l’hélicoptère survolant les concurrents autos se dirigeant vers l’arrivée et enfin un consultant de luxe, Luc Alphand, installé sur la ligne prêt à accueillir et interviewer les meilleurs pilotes. « La difficulté vient du fait que l’on soit obligé de s’adapter au timing. On dépend un peu de l’arrivée des voitures. Lors de l’étape de Copiapo, ça nous a souri avec l’arrivée in extremis de Robby Gordon, qui allait signer le meilleur temps pour une seconde ». La difficulté est évidemment aussi technique. Outre la régie au bivouac qui permet au réalisateur de passer à l’un ou à l’autre des intervenants, Jean-François Kerkaert doit lui opérer le « switch » entre la caméra paluche dirigé sur lui dans l’hélicoptère et la wescam pointée sur la course. « En plus de cela, il n’a pas de retour antenne et doit se fier aux ordres reçus dans son casque. Cela demande une vraie discipline », insiste Houzot.

Le tout donne des images spectaculaires comme cette descente infernale de Carlos Sainz sur 2,5 kilomètres en direction de l’arrivée à Iquique. « C’est le pied absolu, avoue Lionel Wetzer, réalisateur de l’émission intitulée ‘Le Dakar’. Pendant 52min d’émission, je ne prend que du plaisir ». Le bilan des opérations est plus que satisfaisant. « Même si les gens n’ont pas encore le reflexe d’aller sur France 4 pour suivre le Dakar, nous touchons trois fois plus de téléspectateurs que sur la tranche habituelle ». Et selon le directeur adjoint aux sports, cette expérience concluante en appelle d’autres. « Après tout le sport c’est du direct, alors pourquoi pas imaginer encore plus d’images de course en direct pour les éditions à venir… »